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EN BREF
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Les technologies vertes représentent une opportunité économique majeure, mais leur adoption par les pays en développement reste insuffisante en raison de la faible préparation et des inégalités économiques croissantes. Selon le rapport 2023 de la CNUCED, un marché de plus de 9 500 milliards de dollars pourrait émerger d’ici 2030, mais la majorité des bénéfices sont captés par les économies développées. Pour bénéficier de cette révolution technologique, les pays en développement doivent mettre en œuvre des politiques industrielles, énergétiques et d’innovation proactives adaptées aux technologies vertes, en alignant également leurs politiques environnementales et en renforçant les capacités techniques. Une coopération internationale et des réformes des règles commerciales sont essentielles pour permettre un accès équitable aux technologies vertes et garantir une croissance économique durable.
Les technologies vertes sont en plein essor et présentent d’importantes promesses pour l’économie durable mondiale. Cependant, l’accès à ces technologies par les pays en développement reste un défi, en raison des inégalités économiques croissantes. Ce phénomène est exacerbé par un manque de politiques harmonisées au niveau international, ce qui entrave leur capacité à tirer parti des bénéfices économiques et environnementaux associés à ces innovations. Cet article explore la nécessité d’adopter des politiques cohérentes pour faciliter l’accès aux technologies vertes dans les pays en développement, tout en examinant les implications de l’absence de telles initiatives.
Comprendre l’importance des technologies vertes
Les technologies vertes désignent toutes les solutions qui réduisent l’empreinte carbone, qu’il s’agisse de d’énergie renouvelable, de transports écologiques ou de systèmes de production durable. Elles jouent un rôle crucial dans la lutte contre le changement climatique et la promotion d’une croissance économique durable. Les domaines de l’intelligence artificielle, de l’internet des objets, et des véhicules électriques font partie des technologies vertes aux potentialités économiques énormes.
Les opportunités économiques offertes par les technologies vertes
La CNUCED estime que le marché des technologies vertes pourrait atteindre plus de 9 500 milliards de dollars d’ici 2030. Ce chiffre souligne l’énorme potentiel que ces innovations représentent, notamment pour les pays en développement qui cherchent à diversifier leurs économies. En améliorant leurs infrastructures et en adoptant des technologies avancées, ces nations pourraient non seulement accroître leur productivité, mais aussi réduire leur dépendance vis-à-vis des combustibles fossiles.
Inégalités croissantes et fossé technologique
Pourtant, les pays développés continuent de capter la majorité des avantages liés à ces technologies. Depuis 2018, les exportations de technologies vertes des pays développés ont bondi de 60 à 156 milliards de dollars. À l’inverse, les pays en développement ont vu une augmentation modeste, passant de 57 à seulement 75 milliards de dollars. Cette disparité illustre un fossé technologique qui ne cesse de se creuser.
Les conséquences des inégalités d’accès aux technologies
Ce phénomène ne se limite pas à une simple question économique. Les pays en développement qui ne parviennent pas à adopter ces technologies d’avenir risquent de se retrouver pris au piège d’un cycle de pauvreté croissante. Les premiers pays à adopter les innovations technologiques peuvent progresser plus rapidement et bénéficier d’avantages compétitifs à long terme, tandis que ceux qui tardent à agir pourraient rester spectateurs de la révolution technologique mondiale.
Les pays en développement face au défi de l’adoption des technologies vertes
Un rapport récent de la CNUCED révèle que peu de pays en développement possèdent les capacités nécessaires pour profiter pleinement des technologies d’avant-garde, telles que la blockchain, les drones, ou l’édition génétique. Ces lacunes en matière de compétences et d’infrastructure empêchent ces pays de participer à la transition énergétique mondiale.
L’importance d’un indice de préparation aux technologies d’avant-garde
L’indice de préparation aux technologies d’avant-garde élaboré par la CNUCED classe 166 pays en fonction de leur développement en matière de technologies de l’information, de recherche, de capacité industrielle et d’indicatifs financiers. Il met en évidence le fait que les économies à haut revenu, comme les États-Unis et la Suède, dominent ce classement, laissant les pays en développement en retrait.
Une nécessité d’agir rapidement
Les pays en développement sont à un carrefour. Pour vraiment profiter de la révolution des technologies vertes, ils doivent adopter des politiques industrielles et d’innovation proactives. Il est donc essentiel de redoubler d’efforts en matière d’investissements et de formation pour renforcer les capacités locales d’innovation.
Stratégies clés pour les pays en développement
Les gouvernements doivent identifier les secteurs clefs dans lesquels ils peuvent investir, notamment ceux liés aux énergies renouvelables et à la digitalisation. Cela implique également de collaborer avec le secteur privé pour orienter la demande des consommateurs vers des biens plus écologiques. Par ailleurs, des infrastructures TIC améliorées sont primordiales pour réduire la fracture numérique qui freine l’ascension des économies vertes.
Un besoin de coopération internationale
Il est impératif que les pays en développement ne travaillent pas seuls dans leur quête d’une transition écologique. Les politiques nationales doivent être alignées sur une coopération complexe au niveau mondial. Cela nécessitera des réformes des règles commerciales pour aider ces pays à protéger leurs industries vertes émergentes.
Faciliter le transfert de technologie
Pour ce faire, le transfert de technologie vers les pays en développement est d’une importance capitale. Le rapport de la CNUCED propose d’appliquer certains principes de flexibilité, similaires à ceux vus pendant la pandémie de COVID-19, pour que ces pays aient un accès facilité à des technologies essentielles. Cela permettrait notamment une meilleure intégration des innovations écologiques dans leur économie.
Initiatives pour soutenir l’innovation dans les pays en développement
Les gouvernements des pays en développement doivent établir des programmes d’achat garantis pour les produits écologiques et commercialisables. Cela encouragera non seulement l’innovation locale, mais également l’expansion des marchés verts. De plus, les gouvernements doivent travailler à soutenir les centres régionaux d’excellence pour la technologie verte et le développement économique durable.
L’importance d’un fonds multilatéral
La création d’un fonds multilatéral pour stimuler les innovations vertes est également une nécessité. Cela pourrait renforcer la coopération entre les nations et encourager le partage de ressources et de connaissances, ce qui est essentiel dans un monde où les crises environnementales deviennent de plus en plus pressantes.
Mesures à prendre pour aligner les politiques environnementales et technologiques
Les pays en développement doivent aussi aligner leurs politiques environnementales, scientifiques, technologiques et d’innovation. Cela inclut des mesures incitatives pour encourager les investissements dans des secteurs plus durables et complexes, afin de créer un écosystème propice à l’émergence de technologies vertes.
La nécessité de formations et d’éducation
Pour maximiser les bénéfices associés aux technologies vertes, il est également indispensable de renforcer l’éducation et les compétences techniques au sein de ces pays. Cela permettra de préparer les futures générations à gérer et à innover dans les secteurs vitaux pour l’économie verte.
Limites de l’accès aux technologies vertes dans un contexte global
Malgré tous les efforts déployés, il est crucial de reconnaître que des défis demeurent. L’absence de politiques harmonisées au niveau international peut freiner les initiatives locales. Les pays en développement ont ainsi besoin non seulement d’assistance technique, mais aussi d’un environnement commercial international favorable pour leur permettre de se développer.
Réformes nécessaires dans le cadre du commerce international
Il est nécessaire d’assouplir les règles internationales en matière de commerce et de propriété intellectuelle. Cela permettrait aux pays en développement de mettre en place des politiques industrielles efficaces pour soutenir leurs industries naissantes. Les exigences liées à la propriété intellectuelle devraient être adaptées aux réalités économiques de ces pays, leur permettant ainsi d’émerger dans le secteur des technologies vertes.
En résumé, pour que les pays en développement profitent des technologies vertes, il est nécessaire de favoriser des politiques harmonisées et des coopérations à l’échelle mondiale. Seule une approche intégrée et stratégique leur permettra de tirer pleinement parti des opportunités offertes par les innovations écologiques tout en réduisant les inégalités économiques.
Pour en savoir plus sur les technologies vertes et les politiques nécessaires, vous pouvez consulter des ressources telles que les recommandations de la CNUCED, ainsi que des articles d’experts disponibles sur des plateformes dédiées.

Témoignages sur Technologies vertes : l’urgence de politiques harmonisées pour favoriser leur accès aux pays en développement
Amadou, entrepreneur dans les énergies renouvelables en Afrique de l’Ouest : « Nous avons vu un énorme potentiel dans les technologies vertes, mais sans un cadre politique stable, il est difficile d’avancer. L’accès aux financements est limité et les subventions se concentrent souvent sur les économies développées. Nous avons besoin de politiques harmonisées pour garantir que les technologies vertes atteignent nos marchés, ce qui pourrait transformer nos économies. »
Sofia, responsable d’une ONG engagée dans le développement durable en Amérique latine : « Les gouvernements de notre région doivent comprendre que le futur réside dans les technologies durables. Cependant, les disparités entre les pays sont alarmantes. Si les règles du commerce international ne soutiennent pas nos efforts, nous risquons de manquer une opportunité exceptionnelle pour améliorer notre qualité de vie et protéger notre environnement. »
Raj, chercheur en innovation en Inde : « Nous avons les idées, l’intelligence et la motivation, mais sans un soutien international adéquat, notre potentiel reste inexploité. Les technologies vertes peuvent offrir des solutions à nos défis, mais il est urgent de mettre en place des politiques qui favorisent l’accès à ces technologies et encouragent la recherche et le développement au niveau local. »
Maria, dirigeante d’une start-up de technologie verte au Brésil : « Je vois beaucoup de jeunes passionnés prêts à innover, mais nous faisons face à un manque de ressources et de capacités. L’harmonisation des politiques entre pays pourrait non seulement faciliter l’accès aux technologies, mais également renforcer notre capacité à exporter des solutions écologiques à un marché mondial. »
Ali, ministre de l’Environnement dans une petite nation insulaire : « Nous sommes aux premières lignes du changement climatique, et le passage aux technologies vertes est notre seule voie vers la résilience. Toutefois, sans une coopération internationale et des accords adaptés, le fardeau financier devient trop lourd. Nous avons besoin d’alliés sur la scène mondiale pour nous soutenir dans cette transition. »
